Interview sur le licenciement amiable pour France-Info

20 01 2011

J’ai été bien surpris vendredi dernier, quand j’ai reçu un mail d’un journaliste de France-Info ayant pris connaissance de mon histoire via ce blog et souhaitant m’interroger sur la rupture conventionnelle ou licenciement à l’amiable, dans le cadre de la rubrique le PLUS de France-Info.

Un peu flatté qu’il s’intéresse à moi et surtout curieux de voir comment cela se passait, j’ai de suite répondu oui. Je suis donc allé dans les locaux de France-Bleu Nantes, pour enregistrer l’interview avec le journaliste présent, lui, à Paris. On m’a installé dans un studio devant un micro comme celui ci-dessus, j’ai mis le casque sur les oreilles, fait un petit essai voix (« 1, 2, 1, 2″) et on a commencé l’interview.

Au final, il n’en reste qu’une quinzaine de secondes à l’antenne, bien que ça ait duré environ 5 minutes, durant lesquelles il m’a demandé comment m’était venu l’idée de la rupture conventionnelle, comment cela avait été accepté par mon employeur, les avantages que j’en tirais, … Je pense qu’il souhaitait plus appuyer sur les dérives que cette procédure engendre parfois, plutôt que de parler des cas où tout se passe bien et où il n’y a du coup pas grand chose à dire! J’aurais bien aimé en profiter pour faire un peu de promo pour mon projet, mais évidemment ça n’était pas possible. J’espérais quand même un petit lien vers ce blog, mais rien.

Bref, c’était une expérience sympa à faire et même si je n’aime pas entendre ma voix, voici le lien : http://www.france-info.com/chroniques-le-plus-france-info-2011-01-20-emploi-des-separations-vraiment-a-l-amiable-510121-81-184.html



Ma négociation pour un licenciement à l’amiable

14 01 2010

Maintenant que mon licenciement à l’amiable est effectif, j’aimerais revenir sur comment j’ai négocié mon licenciement à l’amiable ou rupture conventionnelle du contrat de travail.

J’ai mis un moment avant de me décider, car mon employeur n’était pas du tout obligé d’accepter ma demande et je ne voyais pas l’intérêt pour lui d’accepter. Et vu que mon directeur a la tchatche d’un Bernard Tapie, j’ai préféré bien préparer mon argumentation avant de l’ »affronter », pour ne pas ressortir de là avec une diminution de salaire et en étant content en plus!

En gros, voici les différents points :

  • Réorganisation de l’équipe technique à venir : « Donc c’est le moment de te faire part de quelque chose. »
  • Projet personnel sur lequel je travaille le soir depuis plusieurs mois
  • Je n’avance plus assez vite
  • J’ai besoin de plus de temps pour le développer
  • Donc je souhaite quitter la société
  • MAIS j’ai besoin des aides à la création
  • Donc j’aurai besoin de faire une rupture conventionnelle du contrat de travail

« OK ».

Et c’est tout! Je pensais qu’il essaierai dans un premier temps d’essayer de me convaincre de rester, ou qu’il refuserait la rupture conventionnelle -il en avait le droit-, mais non. Et tant mieux pour moi, car sinon, je n’aurai pas démissionné. Ça aurait été trop dur financièrement.

Après, j’ai demandé à arrêter au plus vite, ce qu’il a accepté, mais au final, j’ai quand même fait un préavis de 2 mois 1/2…



2009 : résolutions, 2010 : concrétisations

12 01 2010

Pas de bonnes résolutions pour moi en ce début d’année 2010, mes décisions, je les ai prises en 2009. 2010 sera donc l’année de la mise en oeuvre et de la concrétisation de ces résolutions. Tant d’un point de vue professionnel que personnel, mais je garde cette partie pour moi pour l’instant, même si elle apportera de gros changements dans ma vie.

En octobre 2009, j’ai donc décidé de me lancer et devenir mon propre patron. Nous voici début 2010, et même si ce n’est pas encore le cas, ça ne saurait tarder. Je ne suis rien du tout pour le moment : ni salarié, ni patron, ni même chômeur. Mon contrat de travail a pris fin le 15 décembre, ce que je n’ai appris qu’hier… 11 janvier. Je félicite mon ancien employeur pour son absence de communication (malgré mes relances fréquentes) et le remercie d’avance pour le solde de tout compte que j’aurais peut-être un jour… Mais je le remercie tout de même sincèrement, car sans son accord pour cette démarche, je n’aurai pu tenter ma chance.

J’ai rendez-vous demain au pôle emploi pour m’offrir un nouveau statut. Je redoute tellement les lourdeurs de cette administration que je risque d’être agréablement surpris. Après ça, je m’occuperai du statut d’auto-entrepreneur.

En attendant, j’ai déjà investi mon nouveau bureau : mon salon. Et mes développements avancent bien plus vite depuis! J’espère pouvoir faire une mise en ligne d’ici la fin du mois et que le projet sera complet fonctionnellement vers fin février ou mi-mars.

Sur ce, bonne année 2010!



Modèle de lettre de rupture conventionnelle

22 10 2009

J’ai remis hier ma lettre de rupture conventionnelle du contrat de travail.

Et pourtant, c’est un peu compliqué ces temps-ci. J’étais soulagé après avoir discuté avec mon actuel patron et qu’il ait accepté mon licenciement amiable. Mais quelques jours plus tard, on s’est un peu pris la tête à cause d’une petite histoire, bref… je m’étale pas là-dessus, mais résultat, ce n’était pas le moment de discuter de la fin de mon préavis. Donc, je ne sais toujours pas quand je pourrais quitter définitivement mon poste et bosser à plein temps sur mes projets.

Toutefois, hier, notre comptable, m’a demandé de remettre ma lettre de rupture amiable du contrat de travail. C’est un petit signe positif, ça avance… doucement, mais ça avance…

Donc, si ça peut servir à d’autres, voici le modèle de ma lettre :

Moi

A l’attention de

Mon patron

Ma société

A ma ville, le 21/10/2009

Lettre remise en main propre

Objet : Rupture amiable de mon contrat de travail

Monsieur,

Suivant nos premiers échanges, je vous notifie mon intention de mettre fin amiablement au contrat qui nous lie selon les modalités prévues par les articles L. 1237-11 et suivants du Code du travail.

Je vous laisse donc l’initiative de provoquer le ou les entretiens préalables à la signature de la convention de rupture tels que prévus à l’article L. 1237-12 du Code précité.

Veuillez agréer, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.

Signature

Voilà, j’espère que la fin est pour bientôt. Mais en attendant, je ne me tourne pas les pouces, bien au contraire. Pour avoir des arguments pour négocier mon départ le plus rapidement possible, je bosse à fond pour finir mes travaux en cours. J’espère que ça paiera…



Je VAIS devenir mon propre patron!

10 10 2009

Je viens de faire un grand pas en avant vers cette indépendance que je recherche : hier, j’ai négocié mon licenciement amiable avec mon actuel et futur-ex patron. Maintenant je me lance et c’est pour de bon.

Ça faisait une bonne dizaine de jours que j’avais délaissé ce blog, trop occupé à cogiter dans tous les sens : « j’aimerais bien, mais si ça marche pas… non non non… mais quand même, je pourrais tenter ma chance… non trop risqué, je vais attendre… » Et j’ai trop réfléchi pour ne pas le faire, je veux prendre ma chance. Qui ne tente rien… n’a rien. C’est simple mais tellement vrai.

A force de lire des articles, des interviews, des témoignages de gens qui se sont lancé et qui encouragent les autres à en faire autant, l’idée à fait son chemin et j’ai décidé de ne plus attendre. Bien sur, je ne sais pas si ça va marcher, il y a un risque. Et si je me permets de le prendre, c’est qu’il n’est pas si important que ça. J’ai la chance de travailler dans l’informatique, un secteur qui permet de trouver un travail relativement facilement. Donc en cas d’échec, retour à la case salarié… avant de recommencer.

En tout cas, maintenant, va falloir s’y mettre à fond! Mais en bossant la journée et non plus seulement le soir après 23h, ça devrait aller mieux. Je suis vraiment motivé. J’ai un peu peur, mais j’ai vraiment envie de réussir.

Hier, c’était un grand jour pour moi, j’espère le début de ma petite success-story!

Au fait, je m’appelle Jean-Marie.



Se lancer quand même à plein temps!

9 09 2009

Non, je n’ai pas changé d’avis depuis mon article précédent (Se lancer à plein temps ou sur son temps libre?). J’ai juste trouvé d’autres arguments/combines en faveur d’un investissement à temps plein dès le début de son activité.

Comme je disais, en quittant son emploi par démission, on se retrouve sans indemnité et pas de droit à l’allocation chômage. Mais depuis juin 2008, il existe le licenciement à l’amiable, ou rupture conventionnelle du contrat de travail à durée indéterminée.

Licenciement amiable
Licenciement amiable

Comme son nom l’indique, il s’agit d’une procédure permettant de mettre fin à un CDI par consentement mutuel entre l’employeur et l’employé. Donc, bien sûr il faut que l’employeur accepte de voir partir son employé, rien ne l’empêche de dire, un peu vexé : « Quoi?! Et bien si tu veux partir, démissionnes! » En tant que patron, j’aurai tendance à réagir de la sorte…

Pour le rassurer, l’employé peut lui expliquer que contrairement à un licenciement classique, ça ne lui coûtera pas d’indemnités (mis à part une indemnité égale à 1/5ème de mois de salaire par année d’ancienneté, mais j’imagine qu’on peut en faire cadeau à l’employeur si on tient vraiment à partir).

Côté employé, l’intérêt est que ce « licenciement » ouvre droit aux allocations chômage. Soit un bon pourcentage du précédent salaire, je ne sais pas exactement combien, mais suffisamment selon moi, pour un apprenti entrepreneur.

Un autre moyen permet de toucher les allocations chômage, sans « vraiment » se faire licencier, du moins pas à l’initiative de l’employeur.

Abandon de poste
Abandon de poste

C’est l’abandon de poste, un procédé un peu moins amiable, le principe étant de ne plus venir au boulot tout en ne donnant aucun signe de vie, jusqu’à signification du licenciement pour faute grave. Et non faute lourde. La nuance est de taille, car le licenciement pour faute grave ouvre droit aux allocations chômage! L’employeur peut par contre jouer le bras de fer en conservant l’employé avec des salaires à 0.

Après, d’un point de vue éthique, je pense que je ne serai pas fier de profiter du système, toucher des allocations chômage alors que j’avais un travail pendant que d’autres galèrent pour faire le chemin inverse. Et d’ailleurs, je ne le ferai pas… mais si mon employeur voulait me licencier, j’avoue que je prendrai ça comme une belle opportunité de m’investir à fond dans mes projets.

Une autre solution, pour aider à payer les factures en début d’activité, est de demander l’ACCRE, soit l’Aide aux Chômeurs Créateurs ou Repreneurs d’Entreprise. C’est apparemment une exonération de certaines cotisations plutôt qu’une allocation. Cette aide est accessible pour les auto-entrepreneurs, sous réserve des autres conditions d’accès.
Plus d’info sur l’APCE et sur le site du ministère du travail.