Je suis enfin mon propre patron

18 04 2011

Ca y est, c’est fait. C’est enfin fait. J’ai créé mon entreprise sous le régime de l’auto-entrepreneur fin mars et ai reçu début avril mes identifiants SIREN/SIRET :

Si j’ai tant attendu pour lancer ces démarches, c’est que tant que je ne facturais pas mes clients, rien ne m’obligeait de le faire. Le pôle-emploi m’avait donné un an pour créer mon entreprise. J’avais donc tout intérêt à conserver mon statut de demandeur d’emploi pour pouvoir toucher mes allocations chômage et continuer de développer mon service.

En effet, seul le passage à des offres payantes, donc de la facturation, m’imposait ce changement de statut. Or proposer des options payantes sur un service pauvre fonctionnellement n’aurait pas eu de sens. J’ai donc profité de cette année pour enrichir au maximum les fonctionnalités de cnotremariage.fr, mon service de création de blog de mariage. Et depuis la semaine dernière, je propose donc une option payante.

En route vers la fortune et l’indépendance pour toujours?

Paradoxalement, c’est au même moment que je me suis quasiment convaincu que je ne pourrais pas continuer comme ça. Même s’il est un peu tôt pour tirer des conclusions sur le passage à l’offre payante, je suis conscient qu’il sera plus que difficile de dégager des revenus suffisants pour pouvoir vivre de cette activité. C’est une éventualité qui ne m’a jamais quitté l’esprit depuis le début : je vais probablement reprendre un travail en septembre.

Mon projet ne s’arrête pas pour autant, loin de là. Je l’ai conçu depuis le début pour fonctionner seul et je continuerai à le développer en parallèle. Ca me fera j’espère un complément de salaire non négligeable qui compensera la différence entre les salaires parisiens et nantais!



Retour sur le salon des entrepreneurs de Nantes

20 11 2009

J’ai donc passé la journée d’hier au salon des entrepreneurs de Nantes, et pour un premier salon, je dois dire que je suis plutôt satisfait. J’ai participé à plusieurs conférences et ateliers assez intéressants et les stands présents m’ont permis d’avoir des réponses à la plupart de mes questions. Je vais essayer de résumer et lister les infos utiles que j’ai pu y glaner.

Salon des entrepreneurs de Nantes

J’ai commencé par une présentation du statut d’auto-entrepreneur, que j’ai complété ensuite avec une autre sur les aide au demandeurs d’emploi entrepreneurs :

- la protection sociale est en fonction du chiffre d’affaire. Donc si pas de CA au début de l’activité… pas de protection. Mais en tant que demandeur d’emploi on bénéficie d’une couverture sociale. Sauf que! En demandant le versement des allocations sous forme de capital, on est plus considéré comme demandeur d’emploi, donc plus de couverture. Sauf que! A priori, étant marié, je bénéficie de la couverture de ma femme (dont je prendrais aussi la mutuelle).

- Forme juridique de l’auto-entrepreneur : l’entreprise individuelle

- Régime fiscal : la micro-entreprise

- Régime social : travailleur non salarié (micro-social)

- On peut bénéficier de l’ACCRE, soit une exonération partielles des charges sociales de 75% la 1ère année, 50% la 2e et 25% la 3e. Ces charges étant au prorata du CA, je me dis que ce n’est forcément intéressant si la 1ère année on génère peu de CA. Mais il vaut mieux y souscrire dès le début.

- Pour les bénéficiaires de l’ACCRE, il est conseillé de s’immatriculer en début de trimestre, car cette aide se calcule sur 3 mois.

- Le Centre de Formalité des Entreprises (CFE) pour une activité commerciale est la Chambre du Commerce et de l’Industrie (CCI)

- Plus d’infos sur le régime social sur le-rsi.fr.

- On est éligible à la NACRE en tant que demandeur d’emploi. Cette aide est un accompagnement à la création et en particulier propose un prêt à taux zéro de 1000€ à 10000€ pour appuyer un dossier de prêt bancaire.

J’ai vu en partie 2 conférences sur les projets innovants, mais je n’ai pas été très captivé car pas très concerné.

J’ai également suivi une présentation de l’INPI sur la protection des innovations technologiques et le droit d’auteur… complètement inintéressant pour moi. Je suis allé les voir ensuite à leur stand, et ils m’ont confirmé qu’on ne pouvait pas protéger grand chose dans le cadre des sites web. On peut éventuellement faire des impressions écrans, mais ensuite pour réussir à prouver quoi que ce soit en cas de litige, il faut s’accrocher!

En tout cas, ça fait du bien une journée comme ça, j’ai eu l’impression d’enfin entrer dans mon rôle « d’entrepreneur ». J’y étais avec 2 amis, ça nous a fait réfléchir, ça nous a donné des idées… peut-être pour plus tard.



Se lancer quand même à plein temps!

9 09 2009

Non, je n’ai pas changé d’avis depuis mon article précédent (Se lancer à plein temps ou sur son temps libre?). J’ai juste trouvé d’autres arguments/combines en faveur d’un investissement à temps plein dès le début de son activité.

Comme je disais, en quittant son emploi par démission, on se retrouve sans indemnité et pas de droit à l’allocation chômage. Mais depuis juin 2008, il existe le licenciement à l’amiable, ou rupture conventionnelle du contrat de travail à durée indéterminée.

Licenciement amiable
Licenciement amiable

Comme son nom l’indique, il s’agit d’une procédure permettant de mettre fin à un CDI par consentement mutuel entre l’employeur et l’employé. Donc, bien sûr il faut que l’employeur accepte de voir partir son employé, rien ne l’empêche de dire, un peu vexé : « Quoi?! Et bien si tu veux partir, démissionnes! » En tant que patron, j’aurai tendance à réagir de la sorte…

Pour le rassurer, l’employé peut lui expliquer que contrairement à un licenciement classique, ça ne lui coûtera pas d’indemnités (mis à part une indemnité égale à 1/5ème de mois de salaire par année d’ancienneté, mais j’imagine qu’on peut en faire cadeau à l’employeur si on tient vraiment à partir).

Côté employé, l’intérêt est que ce « licenciement » ouvre droit aux allocations chômage. Soit un bon pourcentage du précédent salaire, je ne sais pas exactement combien, mais suffisamment selon moi, pour un apprenti entrepreneur.

Un autre moyen permet de toucher les allocations chômage, sans « vraiment » se faire licencier, du moins pas à l’initiative de l’employeur.

Abandon de poste
Abandon de poste

C’est l’abandon de poste, un procédé un peu moins amiable, le principe étant de ne plus venir au boulot tout en ne donnant aucun signe de vie, jusqu’à signification du licenciement pour faute grave. Et non faute lourde. La nuance est de taille, car le licenciement pour faute grave ouvre droit aux allocations chômage! L’employeur peut par contre jouer le bras de fer en conservant l’employé avec des salaires à 0.

Après, d’un point de vue éthique, je pense que je ne serai pas fier de profiter du système, toucher des allocations chômage alors que j’avais un travail pendant que d’autres galèrent pour faire le chemin inverse. Et d’ailleurs, je ne le ferai pas… mais si mon employeur voulait me licencier, j’avoue que je prendrai ça comme une belle opportunité de m’investir à fond dans mes projets.

Une autre solution, pour aider à payer les factures en début d’activité, est de demander l’ACCRE, soit l’Aide aux Chômeurs Créateurs ou Repreneurs d’Entreprise. C’est apparemment une exonération de certaines cotisations plutôt qu’une allocation. Cette aide est accessible pour les auto-entrepreneurs, sous réserve des autres conditions d’accès.
Plus d’info sur l’APCE et sur le site du ministère du travail.