Gérer ses priorités, son temps, sa vie

20 07 2009

En ces temps où je profite du moindre temps mort pour bosser sur mes projets, je donne clairement la priorité à ces derniers au profit des distractions habituelles. Récemment -est-ce un hasard?-, je suis tombé sur l’ histoire suivante :

C’est l’histoire d’un pêcheur qui ne travaille que le matin et qui passe le reste du jour à profiter de la vie et à regarder ses enfants s’amuser.
Un jour un gars en business lui donna des conseils d’affaire en lui suggérant de pêcher aussi l’après-midi. Comme ça il gagnerai assez d’argent pour s’acheter d’autre bateaux et ainsi de suite jusqu’à faire fortune au moment de sa retraite à 60 ans. Alors il pourrait enfin profiter de la vie et prendre le temps de regarder ses petit-enfants s’amuser.

C’est très simple et cruel de vérité.
C’est vrai, à quoi bon se démener, se prendre la tête, si c’est pour profiter de la vie qu’une fois étant vieux? On peut se le demander. Et je me suis déjà posé cette question.

M’investir dans de tels projets personnels est évidemment très chronophage, mais c’est aussi quelque chose de bien plus motivant que de travailler pour le compte de quelqu’un d’autre.
Aujourd’hui, j’ai 29 ans, je suis marié et je n’ai pas -encore- d’enfants. Et je me dis que c’est maintenant qu’il faut se bouger pour lancer quelque chose : encore jeune et pas trop pris par la vie de famille. Car je compte bien profiter de ma femme et mes enfants et je veux leur offrir ce qu’il y a de mieux, c’est pour ça que je veux que mes projets se concrétisent et fonctionnent. Et travailler à son compte peut aussi être un moyen de profiter de ses enfants en travaillant à domicile. C’est mon souhait.

En tout cas, j’ai réfléchi et décidé : je me lance et je m’investis, tout en gardant cette histoire en tête, ainsi qu’une autre qui me revient du coup en tête. Elle tournait dans les boîtes mails il y a de nombreuses années déjà :

S’adressant à un groupe de dirigeants de haut niveau, un expert en management du temps posa un bocal à large ouverture sur la table devant lui.
Ensuite il sortit une douzaine de pierres grosses comme le poing et les plaça soigneusement, une par une, dans le bocal. Quand celui-ci fut rempli jusqu’au bord, il demanda : « Ce bocal est il plein ? »
Tout le groupe répondit : « Oui »
- « Vraiment ? »
Il sortit de sous la table un seau de gravier qu’il versa dans le bocal. Il secoua ce dernier, et les graviers tombèrent dans les interstices entre les pierres. Souriant, il demanda au groupe : « Et maintenant, ce bocal est il plein ? »
- « Probablement pas » dit quelqu’un.
- « Bien »
Il sortit un seau de sable et le versa dans les interstices laissés par les pierres et le gravier. Et de nouveau, il demanda : « Ce bocal est-il plein ? »
- « Non », dit le groupe en coeur.
- « Bien ! « , dit-il à nouveau en sortant une carafe d’eau.
Quand il eut versé de l’eau jusqu’au bord, il regarda le groupe et demanda : « A quoi sert cette expérience ? »
Un stakhanoviste leva le doigt et dit : « Cela signifie qu’aussi bien rempli soit un programme, si on travaille dur, on peut toujours en faire un peu plus. »
- « Non, la vérité qu’illustre cette histoire c’est que si vous ne mettez pas les grosses pierres d’abord, vous ne pourrez pas les mettre du tout.
Si le sable est mis en premier, il n’y aura de place pour rien d’autre
Quelles sont les grosses pierres de votre vie ? Le projet que vous voulez réaliser ? Du temps passé avec ceux que vous aimez ? Votre formation ? Votre compte en banque ? Une cause ? Accompagner d’autres gens ?
Demandez-vous quelles sont les grosses pierres de votre vie professionnelles et personnelles puis remplissez le bocal.
Rappelez-vous que si vous ne mettez pas ces grosses pierres en premier, elles ne tiendront pas du tout. »

On verra plus tard si j’arrive à m’y tenir!