Se lancer quand même à plein temps!
9 09 2009
Non, je n’ai pas changé d’avis depuis mon article précédent (Se lancer à plein temps ou sur son temps libre?). J’ai juste trouvé d’autres arguments/combines en faveur d’un investissement à temps plein dès le début de son activité.
Comme je disais, en quittant son emploi par démission, on se retrouve sans indemnité et pas de droit à l’allocation chômage. Mais depuis juin 2008, il existe le licenciement à l’amiable, ou rupture conventionnelle du contrat de travail à durée indéterminée.

Licenciement amiable
Comme son nom l’indique, il s’agit d’une procédure permettant de mettre fin à un CDI par consentement mutuel entre l’employeur et l’employé. Donc, bien sûr il faut que l’employeur accepte de voir partir son employé, rien ne l’empêche de dire, un peu vexé : “Quoi?! Et bien si tu veux partir, démissionnes!” En tant que patron, j’aurai tendance à réagir de la sorte…
Pour le rassurer, l’employé peut lui expliquer que contrairement à un licenciement classique, ça ne lui coûtera pas d’indemnités (mis à part une indemnité égale à 1/5ème de mois de salaire par année d’ancienneté, mais j’imagine qu’on peut en faire cadeau à l’employeur si on tient vraiment à partir).
Côté employé, l’intérêt est que ce “licenciement” ouvre droit aux allocations chômage. Soit un bon pourcentage du précédent salaire, je ne sais pas exactement combien, mais suffisamment selon moi, pour un apprenti entrepreneur.
Un autre moyen permet de toucher les allocations chômage, sans “vraiment” se faire licencier, du moins pas à l’initiative de l’employeur.

Abandon de poste
C’est l’abandon de poste, un procédé un peu moins amiable, le principe étant de ne plus venir au boulot tout en ne donnant aucun signe de vie, jusqu’à signification du licenciement pour faute grave. Et non faute lourde. La nuance est de taille, car le licenciement pour faute grave ouvre droit aux allocations chômage! L’employeur peut par contre jouer le bras de fer en conservant l’employé avec des salaires à 0.
Après, d’un point de vue éthique, je pense que je ne serai pas fier de profiter du système, toucher des allocations chômage alors que j’avais un travail pendant que d’autres galèrent pour faire le chemin inverse. Et d’ailleurs, je ne le ferai pas… mais si mon employeur voulait me licencier, j’avoue que je prendrai ça comme une belle opportunité de m’investir à fond dans mes projets.
Une autre solution, pour aider à payer les factures en début d’activité, est de demander l’ACCRE, soit l’Aide aux Chômeurs Créateurs ou Repreneurs d’Entreprise. C’est apparemment une exonération de certaines cotisations plutôt qu’une allocation. Cette aide est accessible pour les auto-entrepreneurs, sous réserve des autres conditions d’accès.
Plus d’info sur l’APCE et sur le site du ministère du travail.









Hello,
Je découvre ton site, et dois reconnaitre être plus ou moins dans le même cas. Sauf que je ne lancerai jamais rien sur mon temps libre, car justement… il doit rester libre, sinon petage de plomb assuré.
Pour le départ à l’amiable, l’avantage peut aussi être de dire directement à ton employeur que tu pars pour monter ta boite, avec un peu de bol, il t’encouragera et tu pourras garder avec lui un contact professionnel intéressant.
Voir négocier une ré-embauche si cela devait ne pas marcher, certaines SSII sont favorables à ce genre de démarche…
Salut,
Tu as raison, le temps libre ne l’est plus trop en ce moment… Mais j’espère que ça ne durera que le temps de la mise en route de mon projet. Après j’espère que ça tournera plus ou moins tout seul. J’espère…
Bon courage à toi!
Ne pense pas que tu profites du système en faisant ça. Ne culpabilise pas parceque tu as un travail alors que d’autres en cherche un. Car tu n’es pas un profiteur, tu essayes de créer une activité. Donc si ça peut fonctionner à l’amiable pour toi fonce. Par contre je comprend que tu n’aime pas le concept d’abandon de poste.
Perso j’ai essayé de faire un licenciement à l’amiable mais on me l’a refusé. C’est pourquoi j’ai demandé un congé création d’entreprise (qu’ils n’avaient pas le droit de refuser). Ca dure un an et ils sont obligés de te reprendre si tu le demande au bout d’un an. En plus c’est renouvelable 1 an supplémentaire. Par contre tu dois avoir 2 ans d’ancienneté.
PS: j’aime bien tes illustrations très parlantes
C’est vrai que je n’avais pas pensé au congé création d’entreprise, car je pensais qu’il fallait plus d’ancienneté que ça! Mais je devais confondre avec le congé sabbatique qui nécessite 6 ans d’ancienneté.
C’est vrai que ça peut être une sécurité de pouvoir récupérer son emploi en cas d’échec, mais ça ne résout pas le problème financier, car dans ce cas-là, pas d’allocation.
D’ailleurs, j’aurai exactement 2 ans d’ancienneté… demain! Un signe?