Non, je n’ai pas changé d’avis depuis mon article précédent (Se lancer à plein temps ou sur son temps libre?). J’ai juste trouvé d’autres arguments/combines en faveur d’un investissement à temps plein dès le début de son activité.
Comme je disais, en quittant son emploi par démission, on se retrouve sans indemnité et pas de droit à l’allocation chômage. Mais depuis juin 2008, il existe le licenciement à l’amiable, ou rupture conventionnelle du contrat de travail à durée indéterminée.
Licenciement amiable
Comme son nom l’indique, il s’agit d’une procédure permettant de mettre fin à un CDI par consentement mutuel entre l’employeur et l’employé. Donc, bien sûr il faut que l’employeur accepte de voir partir son employé, rien ne l’empêche de dire, un peu vexé : “Quoi?! Et bien si tu veux partir, démissionnes!” En tant que patron, j’aurai tendance à réagir de la sorte…
Pour le rassurer, l’employé peut lui expliquer que contrairement à un licenciement classique, ça ne lui coûtera pas d’indemnités (mis à part une indemnité égale à 1/5ème de mois de salaire par année d’ancienneté, mais j’imagine qu’on peut en faire cadeau à l’employeur si on tient vraiment à partir).
Côté employé, l’intérêt est que ce “licenciement” ouvre droit aux allocations chômage. Soit un bon pourcentage du précédent salaire, je ne sais pas exactement combien, mais suffisamment selon moi, pour un apprenti entrepreneur.
Un autre moyen permet de toucher les allocations chômage, sans “vraiment” se faire licencier, du moins pas à l’initiative de l’employeur.
Abandon de poste
C’est l’abandon de poste, un procédé un peu moins amiable, le principe étant de ne plus venir au boulot tout en ne donnant aucun signe de vie, jusqu’à signification du licenciement pour faute grave. Et non faute lourde. La nuance est de taille, car le licenciement pour faute grave ouvre droit aux allocations chômage! L’employeur peut par contre jouer le bras de fer en conservant l’employé avec des salaires à 0.
Après, d’un point de vue éthique, je pense que je ne serai pas fier de profiter du système, toucher des allocations chômage alors que j’avais un travail pendant que d’autres galèrent pour faire le chemin inverse. Et d’ailleurs, je ne le ferai pas… mais si mon employeur voulait me licencier, j’avoue que je prendrai ça comme une belle opportunité de m’investir à fond dans mes projets.
Une autre solution, pour aider à payer les factures en début d’activité, est de demander l’ACCRE, soit l’Aide aux Chômeurs Créateurs ou Repreneurs d’Entreprise. C’est apparemment une exonération de certaines cotisations plutôt qu’une allocation. Cette aide est accessible pour les auto-entrepreneurs, sous réserve des autres conditions d’accès.
Plus d’info sur l’APCE et sur le site du ministère du travail.
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